Architecture,  Auto-formation,  Paysage,  Spotlight

DE LA 2D À LA 3D (I) : PRENDRE DE LA HAUTEUR

Le passage de la 2D à la 3D n’est pas chose facile pour tout le monde. Quel que soit le logiciel avec lequel vous travaillez, et quel que soit votre secteur d’activité, changer de perspective peut parfois être décourageant.  À la fin de ce billet, vous découvrirez les autres raisons qui font que j’aime d’amour Vectorworks. La principale ? On peut toujours dessiner graphiquement avec beaucoup de plaisir, et aller aussi loin qu’on souhaite en modélisation 3D, BIM et en rendu. 

Avant le BIM, la 3D

Avant de commencer, petit aparté à propos du BIM. Derrière cet acronyme se cache une vaste forêt de sujets. Y avancer dépend de qui vous êtes, de vos besoins et de combien de temps vous disposez. Vos interrogations à propos du BIM auront leurs réponses sur ce blog au fur et à mesure, dans le cadre d’autres billets et d’un webinar. Aujourd’hui, je ne vais répondre qu’à deux points : 

  • Oui, Vectorworks fait du BIM
  • Oui, pour faire du BIM, il faut maîtriser la modélisation en 3 dimensions

Pour l’instant, nous allons parler du dernier point, qui est capital : maîtriser le travail en 3D.

2D/3D : de la représentation à la modélisation

La vue en plan et en coupe/élévation (le géométral) est une technique de représentation qui fait appel à notre capacité d’abstraction. Formés à cette façon de représenter les choses, elle devient un automatisme pour les professionnels de la conception. Cependant, loin d’être intuitive et ayant appris à concevoir en 2D, pour certains, le faire en 3D est un défi. Donc, voici mon premier conseil : pour débuter, modélisez des formes simples et existantes. Il est plus facile de reproduire un objet ou sujet pour lequel vous ne devez pas prendre de décisions de conception.  Second conseil : oubliez un instant les objets paramétriques et hybrides. Ces outils puissants ayant une représentation 2D et 3D sont en réalité très faciles à manipuler en tant qu’objet 3D. Leur usage devient complexe s’ils sont utilisés dans un projet réel avec une logique constructive : leur complexité réside dans les réglages, pas dans la manipulation 3D. Soyez patients, s’adapter à eux ne nécessite que peu de temps.

Faire les premiers pas

Un calque est un plan immatériel sur lequel on dépose des objets 2D et 3D. Pour percevoir son modèle de tous les côtés, on se sert des outils de navigation comme “Survol” dans la palette d’outils, ou des vues standard (accessibles dans le menu ”Vue”, dans la barre horizontale ou grâce aux touches du pavé numérique d’un clavier). 

Un premier exercice :

  • Ouvrez un fichier vierge (pas un modèle) qui a un seul calque
  • Dessinez 2 rectangles
  • Sélectionnez un rectangle et extrudez-le (Menu “Modèle > Extrusion”)
  • Allez dans le menu “Vue” et sélectionnez “Vue standard > Iso droite”
  • Sélectionnez le rectangle extrudé et regardez dans la “Palette Info Objet” (onglet “Objet”), faites la même chose avec le rectangle non extrudé. Observez et comparez les différences entre les informations affichés pour le rectangle normal (2D) et pour le rectangle extrudé (3D).

La valeur “Elevation” affichée dans la palette info se réfère à la hauteur relative de l’objet par rapport au plan du calque dans lequel l’objet est placé. Toute forme 2D peut être extrudée (un polygone, un cercle, etc). Vous pouvez déplacer les objets :

  • Manuellement dans les vue 3D, utilisez repères et attirances
  • Grâce aux coordonnées dans la “Palette Info Objet”
  • Avec la commande “Deplacer 3D” du Menu

Pour aller plus loin regardez cette vidéo indémodable, puis explorez le menu “Modèle” et la palette trousse “Outils supplémentaires”, vous êtes prêts pour votre première maquette. 

Donnez vous un objectif (plutôt ludique) et essayez de vous y tenir. Si vous manquez d’inspiration, essayez de modéliser une sculpture de David Umemoto.

Des problèmes avec les unités ? Allez dans le menu “Fichier > Paramètres du document > Unités”. 

La suite la semaine prochaine !

Vectorworks et moi

Je fêterai ma première année chez Design Express le 29 avril prochain. J’ai commencé à dessiner avec mon logiciel préféré en 2001. Il ne s’appelait déjà plus Minicad. Architecte geekette, polyamoureuse des logiciels CAO, Vectorworks est mon grand amour. Je ne dis pas cela car je travaille pour Design Express, c’est plutôt l’inverse ! Voici quelques raisons parmi tant d’autres :

  • En général, on fait de la 2D puis de la 3D. Dans mon cas, c’est l’inverse : je modélise d’abord, puis je produis plans, coupes et élévations, à partir de la maquette numérique, nous en parlerons un autre jour.
  • La maîtrise graphique est intuitive et puissante. Aujourd’hui, elle est au niveau du logiciel dont le nom rime avec Terminator.
  • L’organisation structurée par les classes et les calques est la solution idéale pour travailler moins et gagner plus, dès l’école d’archi.

Maria