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4 clés pour une implémentation BIM réussie

La mise en œuvre du BIM ne se fait pas du jour au lendemain. Il faut du temps, de l’attention et un réel sens de l’objectif pour parvenir à un flux de travail BIM solide. Il est encourageant de voir que beaucoup l’ont déjà fait, et ce n’est pas aussi difficile qu’on pourrait le croire !

Voici ce qu’il est important de prendre en compte pour ceux qui envisagent de mettre en œuvre un projet. Chacun de ces points permet de relever des défis courants tels que le manque de temps, d’engagement ou de ressources.

Clé n° 1 : comprendre les motivations

Selon un rapport de 2021 de Dodge Data & Analytics Accelerating Digital Transformation Through BIM, les 5 principaux avantages du BIM sont les suivants :

  • Amélioration de la gestion du projet
  • Amélioration de la qualité de la conception
  • Baisse des erreurs et des corrections
  • Meilleure capacité à répondre aux exigences des clients
  • Meilleure adhésion des parties prenantes

Un processus BIM centralise les données du projet et en fait la base de la collaboration, pour toujours transmettre, à tous, les dernières informations.

Le rapport indique que 88% des architectes interrogés font état d’un bon retour sur leur investissement dans le BIM, qui se traduit par des avantages significatifs croissants, tandis que le niveau d’effort diminue.

De plus en plus d’entreprises découvrent les avantages du BIM, comme le montre le rapport sur la construction numérique de NBS.

Clé n° 2 : établir des objectifs et une vision

C’est le « pourquoi » de votre mise en œuvre. À quoi voulez-vous que votre travail ressemble dans six mois ? Dans un an ? Dans cinq ans ?

Pour beaucoup, la réponse vient de la liste des motivations. Ce sont des objectifs nobles – mais soyez plus précis ! 

Vous pourriez viser à réduire les délais des projets. Certaines entreprises trouvent leur processus de gestion des corrections fastidieux. Un objectif BIM pourrait donc être de réduire le processus de révision de trois à une semaine. Cela vous donne un moyen mesurable de suivre votre progression vers la vision globale.

La courbe de MacLeamy montre comment le BIM influe sur le coût du projet beaucoup plus tôt dans le processus de conception. Dans un flux de travail BIM, la gestion des corrections est simplifiée, parce que les erreurs ont été corrigées en amont de la construction, ce qui permet de réduire considérablement les délais du projet et de mieux contrôler les coûts.

Vos objectifs BIM doivent être SMART : spécifiques, mesurables, réalisables, pertinents et limités dans le temps.

Clé n° 3 : avoir un plan d’action

Savoir où vous voulez aller avec le BIM est la première étape. Ensuite, il s’agit de savoir comment y parvenir.

C’est le moment d’évaluer votre processus actuel et de décider où vous devez investir. Besoin d’une formation pour renforcer vos compétences ? 

Besoin d’une infrastructure informatique récente ?

Un bon plan d’action aborde les points suivants :

  • Investir dans la formation

Si vous intégrez un flux de travail BIM pour gagner du temps et de l’argent, la formation est indispensable, pour bien comprendre les enjeux et les spécificités du BIM. Il n’y a pas de honte à s’assurer que vous le faites efficacement. En acquérant des compétences dès le début, vous pourrez rembourser les coûts initiaux grâce à un travail plus efficace et mieux ordonné pour la suite.

  • Élaborer des normes et des modèles

Cela permet de rationaliser la réalisation des projets. Burkard Illig, expert CAO/BIM chez ARP ArchitektenPartnerschaft, a élaboré un fichier modèle qui indique les composants et les paramètres de couche qu’il utilise pour un projet.

« C’est la base de chaque nouveau projet ; ce document se développe et est continuellement révisé et complété », déclare Illig. « Le modèle contient aussi un exemple de projet qui peut être utilisé à tout moment pour voir comment les directives ont été mises en œuvre. »

Un plan d’exécution BIM, ou BEP, est un document spécifique au projet qui fixe les règles de base de la coordination entre les différentes équipes. Il offre une structure au processus BIM et sert de point de repère pour s’assurer que vos normes internes s’alignent sur l’image globale du BIM, qui peut impliquer plusieurs autres équipes. La MPE est élaborée au début d’un projet, ce qui permet de déterminer si vous avez besoin d’un logiciel supplémentaire, tel qu’un programme de vérification des modèles.

  • Déterminer si vous avez besoin d’autres logiciels ou d’une infrastructure informatique récente

Vous constaterez peut-être que votre processus BIM pourrait bénéficier de logiciels supplémentaires. Nombreux sont ceux qui utilisent des logiciels de rendu et de visualisation tels que Twinmotion, Enscape ou Lumion pour donner vie à leurs modèles BIM.

Vous aurez peut-être besoin d’un programme de validation de modèle pour concrétiser votre vision BIM, auquel cas vous pouvez utiliser Solibri Office et son lien direct avec Vectorworks.

Vous aurez sûrement aussi besoin d’un programme comme Revizto ou d’autres plateformes de collaboration BIM pour gérer le processus de coordination.

Il existe une grande variété de logiciels pour amplifier un flux de travail BIM. La clé pour décider de ce dont vous avez besoin réside dans votre vision globale. Les petites entreprises qui s’intéressent au BIM pour leur processus interne n’ont pas intérêt à évaluer des programmes de coordination comme Revizto, par exemple.

  • Fichiers modèles

Les fichiers modèles vous donnent une idée générale de la manière dont un fichier BIM est configuré. C’est un bon moyen d’apprendre les éléments essentiels, puis de les transposer dans votre propre processus.

Vectorworks University propose plusieurs vidéos d’exemple détaillés que vous pouvez télécharger et explorer librement. Une grande partie de ce contenu comporte des données déjà affectées à la géométrie, ce qui en fait le moyen idéal de se familiariser avec un fichier BIM et de trouver de l’inspiration.

Clé n° 4 : évaluer et mesurer les progrès

La mise en œuvre du BIM ne se fait pas du jour au lendemain, comme l’explique Brian Hores de Flansburgh Architects. Veillez à réserver du temps pour évaluer ce qui a bien ou mal fonctionné. La mise en œuvre du BIM est un processus qui nécessite une réflexion constante. Gardez vos objectifs à l’esprit et justifiez-les en posant des questions de ce type :

  • Si je n’ai pas atteint mon objectif sur ce projet, quelles mesures puis-je prendre pour l’atteindre la prochaine fois ?
  • Existe-t-il des possibilités de pousser le BIM un peu plus loin ?
  • Mes modèles peuvent-ils être retravaillés sur la base de ce que j’ai appris ?
  • Dois-je faire évoluer mon parc informatique, réseau, serveur ?

Il est important de se rappeler que le BIM est évolutif – vous construisez sur vos connaissances fondamentales avec chaque projet, et ainsi, au fil du temps, les bénéfices de votre investissement se rentabilisent.

Conclusions

Ces quatre clés peuvent renforcer votre confiance dans le processus de mise en œuvre du BIM en vous aidant à vous concentrer sur ce qui est important : les motivations, le résultat souhaité et la manière d’y parvenir.

Faites constamment évoluer votre processus BIM en fonction de ce que vous apprenez, et surtout à mesure que la technologie du secteur progresse ; vous constaterez qu’avec quelques connaissances et outils fondamentaux, le BIM est suffisamment flexible pour vous aider dans tout type de projet.

Et n’oubliez pas qu’avec Vectorworks vous faites du BIM facilement, même sans le savoir !

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